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Presence-au-sud un comité officiel DA 06 entre mer et montagne Le blog de Présence Sud Europe
Le but de ce blog
est de privilégier
Le rêve inachevé de Miriam Makeba
iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Contribution collective
à partir du compte-rendu de la rencontre
Désirs d'Avenir présence-au-sud entre mer et montagne
du 24/04/08 à Tourettes-sur-Loup
Savoir où en est la Gauche?
La Gauche a le devoir de se soucier
des problèmes des Français,
c'est son rôle,
sans pour autant abandonner
le terrain des idées:
Qu'est-ce qu'une politique de Gauche assumée?
A travers le discours de Ségolène Royal,
celui dans lequel nous nous situons,
on retrouve les valeurs fondamentales,
celles de l'humain.
C'est à partir de là que doit se rejoindre
monde politique, monde associatif,
au service des populations.
La Gauche au pouvoir a atomisé les classes populaires,
en instaurant des aides liées à chaque catégories de difficultés,
ce qui s'avérait sans doute nécessaire,
mais a conduit à des dissonances
parmi les personnes concernées.
Cet état de fait a pu aboutir à ce qu' un électorat particulier
ait pu se sentir oublié, délaissé.
Le discours de la Gauche est-il obsolète,
au point que nous sommes peu compris.
Il faut absolument que la Gauche
parle de ce qu'elle fait, de ses réussites sur le terrain.
Un autre aspect:
La Gauche est souvent taxée de prôner l'assistanat.
Il convient de respecter l'individu
en respectant ses droits fondamentaux:
droit au logement, droit à se nourrir,
droit au travail,
par une politique volontariste
qui permette à chacun d'y accéder
dans un système "donnant-donnant"
Cela nous fait aborder
le problème de la communication.
Nous avons peu de place dans les journaux, peu de médias.
*Reste Internet,
un moyen d'entrer en contact,
d'aller voir, de faire savoir.
*les incitations aux rencontres, aux débats
qui sont en eux-mêmes des moyens d'information.
*En développant la médiatisation de notre discours
comme le fait la Droite,
nous réussirons mieux à convaincre.
Comment poser
ce qui sépare la Gauche de la Droite?
A partir de quoi, nous différencier?
Les gens ont effectivement l'impression que, face aux difficultés
la Gauche ne fait pas mieux que la Droite.
La Gauche doit revisiter son discours, être plus présente.
C'est ce qu'a bien vu Ségolène Royal lors de la campagne.
En ce sens, elle s'est constituée en avant-garde.
Il y a de plus en plus de complexité à démontrer les différences.
Au plan européen , par exemple
le Traité s'est élaboré par consensus.
au niveau d'instances institutionnelles, d'élus, de partis.
Est-ce un moyen suffisant ?
N'y a-t-il pas
une méthode plus "participative"
impliquant davantage les peuples concernés,
ceci dans le but d'arriver
à une meilleure compréhension des enjeux
et partant à une meilleure différenciation des projets,
celui de la Gauche notamment en tant que tel.
La Gauche n'exploite pas suffisamment
ou les exploite mal ses potentiels, ses différences.
Il faut parler des problèmes de fond,
mais cela d'une façon naturelle,
en s'attaquant directement aux problèmes du réel.
Face au contexte international ,
où se creuse de plus en plus
le fossé entre les riches et les pauvres,
nous nous devons d'avoir un programme clair
et adapté aux réalités.
Souvenons-nous, après la victoire de 1981,
deux ans plus tard, nous avons dû réajuster notre politique.
A l'échelle mondiale,
il y a une accélération des évènements, des pratiques.
Quels moyens nous donnons-nous pour y répondre?
Au plan économique, nous sommes confrontés
à la financiarisation de l'économie et à sa politique
de rentabilité à court terme sans redistribution
si ce n'est celle plus qu'importante
vers les actionnaires, au détriment des salariés.
Quels sont nos possibilités face à ces dangers?
Une Gauche moderne se doit d'y répondre.
Mais de quelle façon, sous quelle forme?
Pour en revenir à la question 1,
pouvons-nous proposer un "délire sociétal"
d'une Gauche "débridée"
éloignée de tout contexte économique?
Jusqu'où pouvons-nous aller?
*Il est essentiel de revenir
à ce qui est possible, à la politique du possible.
*Par ailleurs,
face aux fossés qui se creusent dans nos sociétés,
revendiquons une politique éthique,
une éthique de société.
Si nous continuons tel quel,
nous laisserons les futures générations encore plus démunies
autant sur le plan économique qu'environnemental.
Faisons un bilan radical.
Il faut supprimer l'idée de lutte des classes, dit-on
ce n'est plus à l'ordre du jour.
Pourtant le
patronat,un certain patronat,
pratique régulièrement la "lutte des classes", de sa classe,
dans sa volonté de reprendre systématiquement aux salariés
ce qui a pu leur être concédé,
cela en faisant pression auprès des politiques .
La politique menée actuellement
en est un exemple criant.
Nier cela, n'est pas possible, ne serait pas compris.
La tâche de la Gauche n'est-elle pas au contraire
de faire prendre conscience
que rien n'est acquis définitivement.
Un travail de pédagogie, de vigilance,
de prises de position offensives
est toujours d'actualité.
Pour affronter ces problèmes sévères,
nous constatons que l'individu
est écrasé devant les difficultés.
*La réponse se trouve dans le collectif:
Faire des problèmes posés,
constatés individuellement,
une réponse collective.
*D'où l'utilité de nos rencontres, de nos débats,
qui accélèrent, amènent à des prises de conscience,
tendent à mettre en lumière les problèmes,
à les rendre plus lisibles, plus perceptibles,
à essayer d'élaborer des réponses appropriées,
celles-ci collectées, apporteront un éclairage
qui pourra être pris en compte par la suite
d'une façon plus pertinente.
*D'un autre côté, ces débats conduisent à développer
auprès du participant, de nous tous,
l'esprit critique, le regard citoyen,
nous donnant le sentiment
d'agir au lieu de subir, et que
si nous sommes contraints de subir,
nous pouvons encore nous dire
que d'autres choix sont possibles,
qu'il ne tient qu'à nous , au moment voulu,
que la politique que nous aurons choisie
en connaissance de cause, sera celle mise en oeuvre.
*A nous de préciser ces choix,
dans une observation continue des milieux
socio-économique, environnemental et culturel.
Le PS
Le parti semble confronté à des problèmes
de structures,
d'organisation interne.
*Que ce dernier se demande ce que pensent les militants.
Qu'il se préoccupe de leurs réactions.
Un important travail d'écoute paraît utile.
*Il faut libérer la parole.
Un petit rappel: Mai 68, le moment
où la parole s'est vraiment libérée
pour ceux qui voulaient bien
s'en donner la peine.
*C'est par le biais de discours "concrets",
en reformulant les propos,
en renouvelant le langage, le vocabulaire.
-Parlez avec les mots de tous les jours,
détachez-vous du côté intellectuel, doctrinal,
propre au PS, peu audible nous dit Ségolène.
*Notre identité est à redéfinir.
Quelles sont nos valeurs,
quelle vision politique pouvons-nous proposer?
*Ségolène Royal rapproche la politique,
de ce qu'elle est en réalité, celle du quotidien,
Encore une fois pour en revenir à la question 1 ,
comment la comprendre.
A quel public s'adresse-t-elle?
Pouvons-nous proposer
un "délire sociétal" d'une Gauche
"débridée"
éloignée de tout contexte économique?
Jusqu'où pouvons-nous aller?
Si l'on s'en réfère
à la nouvelle "Déclaration de principe",
le mot "révolution" disparaît, remplacé par le mot "réforme".
"Une réforme sans révolution"
*Ce principe peut-il tenir lieu de référence ?
ou bien d'autres valeurs sont-elles à poser,
face au monde tel que nous pouvons le percevoir,
en fonction de l'orientation qu'il semble
prendre aujourd'hui. Cela reste à analyser.
Et l'utopie ?
*Il faut savoir "doser" l'utopie.
Jusqu'où pouvons-nous le faire?
C'est vrai que le parti semble dans le consensus perpétuel,
sans que les vrais problèmes soient abordés:
*C'est quoi, la façon socialiste?
*Il faut absolument
revenir aux "fondamentaux",
s'imprégner de la réalité quotidienne,
comme l'a dit en d'autres temps un homme appelé Jean Jaurès.
*Il faut dire les choses que nous pouvons faire ensemble
à partir des réalité du terrain.
Comment faire?
*Question de l'identité du parti.
Qui on est,
cela doit être notre "révolution culturelle":
des mythes sont à revisiter,
des concepts à repositionner, des pratiques à repenser.
*Il faut pour cela
avoir le souci d'expliquer,
avoir la pédagogie nécessaire.
N'est-ce pas à nous de nous impliquer,
de participer, de ne pas rester inerte ?
De quelle façon pouvons-nous le faire à l'intérieur du parti?
Exemple;
Après le référendum et le non au Traité,
la Commission européenne
a proposé un plan D. Un plan 3 D.
D comme démocratie
D comme dialogue
D comme débat,
invitant chaque Etat membre
à instaurer les bases d'un dialogue approfondi
concernant l'avenir de l'Europe.
*La Démocratie participative
reste pour nous une référence.
Cette démarche participative qu'a instaurée
S. Royal pendant sa campagne, qui a convaincu,
séduit,
-si elle n'a pas forcément été bien comprise par le PS
-et a fait l'objet de moqueries au sein de la plupart des médias,
a conduit ,a amené pourtant bon nombre de personnes
à venir adhérer au Parti ,
les réconciliant quelque part avec "la politique".
Les références, à quoi se réfèrer?
Nous devons inventer un message commun,
à côté de l'idée de leader.
De plus et c'est important,
nous devons développer notre sens de l'écoute,
à l'écoute des populations, au plus près de leur réalité.
*Il s'agit là du travail des élus,
du nôtre aussi,
dans une volonté de ne pas perdre pied,
face aux problèmes posés, aux difficultés rencontrées.
*De même, à l'intérieur du Parti,
il paraît essentiel que les dirigeants
soient à l'écoute des militants.
Qu'au sein du Parti
il n'y ait pas de contradictions
entre vie démocratique du Parti
et les hiérarchies établies,
-sachant qu'une élection de base,
peut être contrecarrée par un choix fédéral
lui-même contrecarré au besoin par le national.
*Un autre aspect: la question des "courants".
S'ils étaient au départ un outil de confrontation d'idées,
petit à petit, s'est installée la sclérose.
Des chapelles se sont constituées,
nuisant complètement à la bonne marche du parti,
et à l'esprit démocratique.
En conséquence
une réforme de structure s'impose.
Nous nous sommes réunis à quatre pour réfléchir à cette question. L’un de nous ayant une expérience de la direction d’une agence bancaire nous a apporté un regard plus éclairant sur la question.
Le capitalisme financier actuel se présente comme un sytème d’enrichessement mal réparti.
Pour changer les fondements décisionnels au sein des grosses entreprise, il n’est possible d’intervenir qu’à 3 niveaux :
-Celui de l’Etat qui intervient sur le budget, les emprunts, es aides et oriente politiquement les lois et donc les règles que doivent respecter les entreprises.
- Celui de l'Entreprise: qui répartit les profits.
D'où comment redéfinir leur statut afin que l’assemblée des actionnaires ne soit pas toute puissante. Faut-il revenir aux entreprises nationalisées ?
- Celui de L’Europe : Le projet socialiste ne peut être qu’européen. C’est au niveau européen et en harmonistion avec les autres pays que les changements sont possibles.
Notre sytème est très dépendant :
20 à 30% des capitaux boursiers européens
sont investis par des fonds américains.
Nous devons le prendre en compte
et ne pas penser que les solutions soient seulement hexagonales.
En France tous les PDG du CAC 40 se couvrent entre eux parce qu’ils sont administrateurs des autres entreprises. Il sont sur-rémunérés : Dans les années 60 leur salaire était entre 15 à 25 fois supérieure au salaire moyen de leur entreprise. Aujourd’hui, c’est une ou deux cent fois le salaire moyen !
Ce phénomène a empiré ces dernières années : rémunération des dirigeants, parachutes dorés.
Par ailleurs au niveau des banques
la toute puissance de traders mal contrôlés.
Ressources:
*Intervenir au niveau des lois, afin de plafonner la rémunération des dirigeants.
*Plafonner les stock-options et supprimer les indemmnités de départ des patrons .
*Imaginer qu’un PDG d’entreprise ne puisse participer qu’à un nombre restreint de conseils d’administration d’autres
entreprises :
pas plus de 2.
*Changer la donne dans les CA d’entreprises, c’est redonner du pouvoir aux syndicats .
*Arriver à un sytème de cogestion.
Faut-il pour autant empêcher les français d’épargner et de s’enrichir. Chacun participe et même parfois sans le savoir aux profits du capitalisme financier. La fiscalité redistribue . L’ISF n’est pas le remède miracle. Il fait fuir les plus riches et même à ce niveau le système n’apparait pas des plus justes
Il faut encourager les Français à épargner .
Ne serait-ce que pour leur retraite. On nous matraque de pub concernant les assurances-vie , les superlivrets et produits plus ou moins éphémères de diverses banques ou compagnies d’assurance.
Comment chacun s’y retrouve-t-il au milieu de produits qui sont souvent censés nous faire payer moins d’impôts? Pourquoi certains produits d’origine financière sont moins imposés que les
autres et cela profite à qui ? Comment le citoyen est-il amené à épargner sans être orienté par les banques et les monopoles divers?
Les Français manquent de formation et d’information objective en matière économique.
D’autre part, il est nécessaire de réguler
les marchés financiers.
Exemple
La problématique concernant nos retraites :
Système de retraite par capitalisation fluctuant en fonction des marchés financiers.
Système de retraite par répartition, sous l'influence du marché du travail.
Contribution collective
à partir du compte-rendu de la rencontre DA
qui s'est tenue à Villeneuve-Loubet le 26/05/08
Question 4
Il faut pousser l’agilité des entreprises,
le goût du risque et l’esprit d’entreprendre,
tout en améliorant
la situation des salariés
et leurs sécurités sociales.
Avec quel compromis ?
La question
Le terme "agilité" a été introduit par Microsoft, à propos d'une plus grande réactivité des entreprises, rendue nécessaire face aux accélérations des mouvements mondiaux.
Notre question peut se traduire par:
-Comment une entreprise réactive peut dans le même temps assurer de la stabilité à ses salariés?
Pour la Gauche, ces mots sont tabous:
rentabilité, profits, redistribution des profits.
A droite, les choses ne vont pas mieux à la façon dont le sujet est abordé, dans une idéologie dépassée ou mal comprise.
La Droite dit: Nous n'avons pas à nous en mêler.
Nous, nous disons:
Toute production de richesse doit conduire à une politique de redistribution. Sans croissance, il y a un leurre. Il est nécessaire de produire de la richesse.
Cependant toute promesse sociale se heurte de nos jours à la concurrence mondialisée.
D'où la question:
"Comment aider une entreprise innovante à se maintenir et développer ses potentialités, tout en répondant aux revendications de ses salariés
et en améliorant ses conditions de vie?"
Le contexte
La mondialisation, l'Europe, le développement industriel de pays émergents, tout ce monde évolue à toute vitesse et nous oblige à une vision à court terme. Nous sommes sous la pression du "marketing", nous sommes submergés par des valeurs marchandes. Tout cela est assez troublant. Devons-nous accepter ce formatage?
Ce nivellement par le bas nous conduit tout droit vers une situation de dumping social parfaitement inacceptable. Sommes-nous si peu armés pour si peu réagir? Il est essentiel de réfléchir à une vision à plus long terme au niveau de l'Europe: non pas uniformiser, mais harmoniser.
*Mondialisation. Actionnariat.
Rôle de l'Europe
-On parle de l'agilité des entreprises, mais n'oublions pas le monde des actionnaires et la part qu'il prend au sein des sociétés. Ils bénéficient d'un pouvoir absolu .
-Contrairement aux Pays anglo-saxons, qui promeuvent le crédit comme variable d'ajustement de la croissance,
(ce dont ils souffrent à l'heure actuelle), ici,nous sommes dans un système d'épargnants qui exigent des placements sûrs. Ce sont les capitaux sur le long terme qui maintiennent l'équilibre des entreprises, pas des capitaux volatiles.
-Il est impératif de trouver une alternative à la Bourse tel qu'elle existe. Pourquoi pas une "Nouvelle Bourse", où les transactions seraient taxées, conduisant les entreprises à stabiliser leurs investissements en se donnant plus de moyens, et en avantageant de ce fait l'Etat.
-Ajuster la mondialisation, cela dépend des volontés politiques.
Nous parlons de la mondialisation, de l'Europe comme responsables de la situation actuelle, comme si cela relevait d'une fatalité. C'est faux. Il s'agit de la conséquence d'une politique. Référons-nous à Maurice Allais (Prix Nobel d'économie 1988). La concurrence, n'est valable, ne peut s'autoriser, qu'à partir de situations comparables. Dans des situations non comparables, l'entreprise est appelée à couler.
-Au niveau européen, il est absolument nécessaire d'en revenir à plus de démocratie, faire entendre la voix des Peuples, seul contre-pouvoir aux puissances financières et aux lobbies malveillants.
Les réponses
-I-L'entreprise, autonome
*Principe:Une entreprise doit embaucher quand elle en a besoin. C'est le carnet de commande qui incite à l'embauche . La subvention à l'embauche n'est pas une bonne logique en soi. C'est la croissance qui est le moteur. Les subventions ont un sens dans le domaine associatif. Elles se comprennent difficilement dans le monde de l'entreprise.
*Des ressources dans le contexte actuel:
-Transformer un savoir-faire technologique en une force économique.
Exemple: Les circuits intégrés: Ceux-ci sont sont fabriqués en Asie. Mais c'est l'Allemagne qui vend aux Asiatiques toutes les machines qui servent à leur fabrication. La même chose pour les appareils photos venant d'Asie, c'est l'Allemagne qui en a fabriqué les optiques, les lentilles.
-Témoignage: S'il y a création de valeur ajoutée en Inde, les effets peuvent s'en ressentir en Europe ou aux USA. Dans une entreprise de 2000 salariés indienne, il faut savoir que 25% d'entre eux gagnent autant qu'un Américain. De plus, cette entreprise, faisant appel à la haute technologie, cela permet à 900 employés de ce côté-ci de conserver leur emploi.
-II- L'Entreprise accompagnée
Des soutiens à mettre en place,
de quelle façon.
Notre coût du travail face à la mondialisation a pour conséquence d'aboutir
à la désindustrialisation des pays d'Europe.
Cela nous conduit à être sur la défensive.
Ce qui manque, c'est une politique offensive,
qui accepte la concurrence, la compétition.
**Ce qui peut aider l'Entreprise
face à la concurrence mondiale instituée.
A- Politiques publiques ou semi-publiques
* Pour les Entreprises
- La simplification administrative, les cautions bancaires etc...
-Coordonner les différentes strates: les Régions qui prennent en charge, le National, l'Europe,
-Des aides publiques ciblées: Différencier les secteurs, mettre en avant les entreprises respectueuses de l'environnement, qui utilisent des énergies renouvelables, dans un développement durable.
-A partir de nouveaux contrats qui prennent en compte le risque inhérent à l'entreprise et la protection des salariés, dans un échange cohérent, Cela dépend de la taille de l'entreprise, celles du CAC 40, différentes des petites et moyennes entreprises ou de l'artisanat. Les contrats devront être différenciés en fonction.
. Taxer moins le donnant social, taxer davantage les produits et services qui ne respectent pas l'environnement.
-La défiscalisation ciblée .
-L'exonération des cotisations sociales
en fonction du type d'emploi.
(S. Royal: Pacte Présidentiel)
-Par ailleurs, des secteurs sont à soutenir
dans leur évolution.
*Ce qu'il ne faut pas faire:
-Aider les entreprises du CAC 40
(En France, 67 milliards d'Euros dont 30%
seulement aux PME), c'est aider l'actionnariat!
-Ne pas exiger le remboursement des aides dans le cas où un décision de délocalisation avec des profits seraient prises.
-Accepter le nivellement par le bas.
* Pour les salariés
-Exemples des pays du Nord qui ont mis en place la "flexsécurité", formule qui permet au salarié qui se retrouve sans emploi, de percevoir 75% de son salaire, tout en suivant une formation dans des créneaux porteurs.
Ce qui le remet d'autant plus vite sur le marché du travail, dans un accompagnement personnel performant, dans une vision du futur et de l'anticipation, dans un rapport "donnant-donnant".
-Les solutions sont d'abord européennes,
dans une Europe sociale.
*Etre vigilant -Témoignages:
-Chantage actuel de le Droite. Passer à 40 ans d'activité, va-t-il résoudre le problème du dumping social du fait des bas salaires des travailleurs d'autres pays.
Concernant l'emploi, celui des quinquas notamment, l'ANPE n'apporte pas les services auxquels on pourrait s'attendre. Il faut savoir qu'il y a très peu de dialogues, peu d'interface entre entreprises et ANPE pour inciter à l'embauche. Un contact direct entre celui qui est demandeur et l'entreprise réglerait bien des problèmes, dans la mesure où des petites entreprises ont souvent des préjugés concernant les plus de 50 ans.
Un contact intergénérationnel entre jeunes et personnes d'expérience est positif pour toute entreprise quelle quelle soit. On assiste à l'inverse aujourd'hui, ainsi qu'à la perte des savoir-faire. Il manque des passerelles.
-Il faut quand même parler des entreprises qui outrepassent les règles, profitant de la position de faiblesse des salariés face à l'emploi.
On peut citer l'entreprise par exemple qui fait des formations sans aucune rémunération, qui emploie ses salariés au SMIC sans aucune augmentation de salaire pendant 5 ans, qui utilise des intérimaires ( 150 à 250), alors qu'elle pourrait embaucher sur des postes à temps plein, qui compresse au maximum les emplois. Ces entreprises fraudent sans vergogne, ne sont pas sanctionnées et font des profits sur le dos de leurs salariés.
-Nous sommes tous responsables dans ce laisser-faire. C'est en ce sens que faire de la politique, cela nous concerne tous, au quotidien. C'est cela la prise de conscience citoyenne. Etre réactif, c'est important. Il y a eu le Front Populaire de 1936 pour libérer les salariés, les barricades de 1968, pour libérer la société, et nous nous laissons faire devant ces régressions de tous les jours, de toutes sortes, devant ces nouvelles lois qui mettent en péril ce pourquoi tant d'autres se sont battus.
B Les syndicats
-Il y a un problème de syndicalisation dans les entreprises. "Se syndiquer" devrait être obligatoire Il y va de l'intérêt des salariés. On ne peut que constater le peu d'adhérents en France, contrairement à d'autres pays, des pays du Nord par exemple, où participer en responsable, crée un intérêt commun entre patrons et salariés.
-Les syndicats devraient avoir un statut de
co-gestionnaire dans l'entreprise.
-Concernant les entreprises de moins de 10 salariés, Ségolène Royal parlait de syndicats intercommunaux autogérés, comme en Suède ou au Danemark, dans un soutien permanent aux salariés des différentes entreprises sur la zone.
C- Paris sur l'Avenir
*La Recherche
-L'agilité, la prouesse technique, qui mettent sur le Marché les nouvelles technologies, l'Etat peut y prendre sa part, en finançant la Recherche.
Ex: les téléphones numériques.
Celle-ci a débuté pour les téléphones en 1992. Aujourd'hui, nous avons 3 milliards de téléphones sur terre. Nous devons nous adapter à cette accélération, par l'agilité justement.
-Concernant l'Economie de l'Innovation, la Recherche en est le substrat, elle se place en "précompétitif" par rapport à la production proprement dite.
-Dans un contrat de projet, le but est de coupler la Recherche à l'Entreprise. Cela sur des territoires, dans des Pôles de compétitivité, en lien direct avec les Universités et les organismes de Formation.
-Si la Recherche est un support dans l'innovation pour les grandes entreprises, elle peut être également utile aux PME. C'est une des conditions de leur développement.
-L'innovation à partir de la Recherche: Qu'elles soient publiques ou privées , elles ont chacune un rôle à jouer. la recherche fondamentale, la recherche appliquée, publiques ou privées, doivent travailler en parallèle et n'avoir pour seuls objectifs, que la sauvegarde de la Planète et le développement humain en harmonie avec cette dernière.
-Exigence et vigilance - Témoignage:
Pour ce qui est de la Recherche, nous pouvons nous trouver devant des problèmes où ce qui est décidé par un gouvernement, peut être annulé par le suivant.
Exemple: Le CSTB (centre de recherche du bâtiment) était devenu grâce à ses ingénieurs, le Premier européen dans la technologie solaire. Des budgets importants avaient été débloqués. Le projet était abouti, quand le gouvernement suivant, de droite, l'a complètement enterré. Sans cela, à l'heure où nous sommes à la recherche d'énergies alternatives, nous serions les Premiers mondiaux sur le marché. En France, nous avons des "cerveaux".
Encore faut-il que cette ressource soit réellement mise en oeuvre, dans des projets de long terme.
*La Formation
Pour répondre aux demandes des entreprises, la formation est essentielle:
- Des formations à haut niveau de qualification.
Il faut se pencher sur les métiers nouveaux.
La-dessus, les formations publiques ou privées devraient suivre davantage les évolutions, en s'orientant vers le développement durable par exemple.
-L'Education Nationale a mis en place des formations, des BTS sur les énergies nouvelles, le développement durable, à même de répondre aux demandes des entreprises. Sensibiliser les jeunes pour ces métiers paraît nécessaire..
-Le DIF (dossier individuel de formation) par exemple permet de gérer sa formation au lieu qu'elle nous soit imposée.
-Pour les salariés, dans la conjoncture où ils perdent leur emploi à partir de motifs justifiés concernant l'entreprise, cette Formation ne pourrait-elle pas être comptabilisée lors de leur nouvelle embauche (comme des unités de valeur), la nouvelle entreprise rétrocédant une partie du montant de la formation à l'ancienne?
Pour terminer:
-Les citoyens
doivent prendre en main leur destin.
-La démocratie participative permet le développement d'une conscience collective.
ceux qui existent ou en créer de nouveau,
s'ils s'avèrent nécessaires:
-Ne pas oublier que les syndicats sont une force.
-Faisons de l'entreprise un lieu d'innovation, réactive et agile
face aux nouveaux défits du monde.
Qu'elle fasse du partage, de l'éthique, du respect de l'environnement, une vraie valeur ajoutée participant du progrès nécessaire à toute société.
Notre planète ne pourra pas continuer à répondre à tous nos besoins, créés plus ou moins artificiellement, Ralentir des productions de "consommation à tout prix".
Développer les besoins fondamentaux reste une priorité pour tous. Privilégier l'être humain, sauvegarder un environnement dont nous ne sommes pas
propriétaires, penser aux futures générations: Des pistes sont encore à creuser, certains s'y emploient. Ne nous laissons pas berner et surtout soyons vigilants et riches de contre-propositions
constructives.
*Recherche de mise en forme:
Véronique Lacoste de Roquefort-les-Pins
Christiane Huet de Vallauris
Finalisation: Christiane Huet
Il faut pousser l’agilité des entreprises,
le goût du risque et l’esprit d’entreprendre,
tout en améliorant
la situation des salariés