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Réseau Education Sans
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R E S F 06 Cercles
de silence
Contre les retours forcés en Afghanistan Etrangers
Presence-au-sud un comité officiel DA 06 entre mer et montagne Le blog de Présence Sud Europe
Le but de ce blog
est de privilégier
Le rêve inachevé de Miriam Makeba
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Combattre la mainmise
du clan Sarkozy sur la France
1-a La vraie nature du sarkozysme :
de la rupture à la déchirure
1-b Le
capitalisme perd la tête
1-c Non, la gauche n’est pas conservatrice !
1-d Une autre politique est possible, vite !
Faire du socialisme
une force neuve dans le siècle
2-a Une lucidité radicale
2-b Un grand parti porteur d’espoir
2-c De nouvelles formes de militantisme
2-d Le respect des
militants
Mettre l’économie
au service de l’humain
3-a Faire enfin la révolution fiscale
3-b Agir vraiment contre la vie chère
3-c Rééquilibrer le rapport de force
entre le capital et le travail
3-d Oui à l’innovation des PME,
non à la rente du
CAC 40
3-e Un nouveau regard sur
l’immigration
Bâtir un État préventif
qui attaque les inégalités à la racine
4-a L’éducation, encore l’éducation,
toujours l’éducation
4-b Le droit des travailleurs à être bien formés
-Des entreprises compétitives
4-c Bien vivre dans l’après-pétrole
4-d Lutter
très tôt contre la violence
Repenser sans tabou
la sécurité sociale pour la sauver
5-a
Faire de chacun l’acteur de sa santé
5-b Bâtir un système de retraite
transparent,
universel et personnalisé
6-a La jeunesse n’est pas un
problème
mais une partie de la
solution
« Je n’ai pas peur de l’avenir ;
J’ai peur de ne plus en avoir »
6-b La laïcité, garante de la
République
7-Oser enfin la démocratie
« jusqu'au bout »
7-a Faire confiance aux élus locaux
7-b Moderniser le Parlement
7-c Encourager la démocratie participative
7-d Garantir la liberté de la presse
7-e Porter haut l’exigence de
justice
et des Droits de l’homme
7-f La démocratie au secours de
l’Europe
7-g Pour un ordre mondial juste
des institutions internationales
à la hauteur de leurs missions
Conclusion
Le
Socialisme, une idée neuve
pour le XXIè siècle
Nous résigner ?
Comment le pourrions-nous face au monde tel qu’il va.
Chaque jour il semble plus violent,
plus inégalitaire, plus risqué, plus contradictoire.
La production de richesses est
là
et pourtant les destins sociaux
n’ont jamais semblé aussi scellés et rigides.
Les individualités n’ont de cesse de vouloir s’exprimer
et pourtant le besoin de règles collectives
n’a jamais été aussi intense.
Les énergies doivent être libérées,
mais pas au prix d’un démantèlement des protections
et des sécurités sociales.
Notre maîtrise technologique n’a jamais été aussi forte
et pourtant nous n’avons jamais été aussi fragiles
face aux désordres climatiques et environnementaux
que nous provoquons.
Alors oui, le socialisme
est plus que jamais une idée neuve pour le XXIè siècle.
Ce monde qui advient,
nous devons l’affronter avec un parti serein,
fier de lui-même, fier de ce qu’il est et de ce qu’il peut.
Nous avons à construire un parti fort,
présent dans la société, acteur des débats et des luttes.
Notre congrès est une chance.
À nous de la saisir tous ensemble.
**********************
Message de l'équipe
de « Congrès utile et
serein »
Ne soyons pas les spectateurs du film catastrophe qui se déroule devant nos yeux, pire que celui que nous redoutions car bien plus rapide et bien plus cynique que nous l’avions imaginé.
Jamais le moral des Français n’a été aussi bas,
comme si nous étions tétanisés
par l’implacable travail de sape entrepris par le pouvoir actuel contre notre modèle social.
Non, nous militants socialistes nous
n’acceptons pas cela !
Un parti qui se bat pour les citoyens, avec les citoyens,
voilà ce que nous voulons, tout de suite, car nous avons une responsabilité immédiate, immense, incontournable, celle que nous ont confiée nos électeurs : proposer une véritable alternative
politique et sociale. Une vision du monde.
Car de quoi s'agit-il d'autre après tout
que d'avoir une vision d'un monde meilleur
et d'unir tous les courages, toutes les intelligences,
tous les savoirs et toutes les bonnes volontés
pour le construire?
Lorsque, enfin, se dessinera clairement cette alternative,
alors les mouvements sociaux reprendront courage et vigueur,
et pèseront d’autant plus contre ce système qui aujourd'hui
se met en place sans rencontrer de résistance.
Nous avons tant attendu ce congrès.
Réussissons-le.
Les Français veulent
que les idées s'assument franchement,
mais que les personnes se respectent.
C'est donc pour eux que le congrès de Reims
doit être le premier acte
de la reconquête idéologique,
puis politique, puis électorale.
Un parti du socialisme d’aujourd’hui,
voilà ce que nous voulons construire.
Il s'agit d'une renaissance.
Oui, d'une
renaissance.
C'est toute la Gauche qui a besoin de
renaître,
et cela dépend de
vous.
De vous seuls.
C’est vous, militants, qui, en novembre prochain,
aurez la responsabilité de décider de son avenir.
Lourde responsabilité,
car décidant de l'avenir du plus
grand Parti de gauche,
vous choisirez l'avenir de la Gauche,
et
donc de la France et donc de l'Europe.
Car après 2008, avant la grande
échéance de 2012,
chaque
année, 2009, 2010, 2011,
chaque année il y aura une élection.
Il
avait promis la rupture. La France subit une déchirure. La France de 2008 a le visage des ouvriers de Gandrange à qui le Président de la République a promis monts et merveilles. Elle a le visage
des caissières qui ne veulent pas faire des heures supplémentaires, mais qui aimeraient simplement obtenir leur part des profits faramineux de la grande distribution. Elle a le visage des enfants
dont les parents sont arrêtés à la sortie des écoles, pour être expulsés, après avoir été entassés dans des conditions inhumaines.
Les salaires stagnent, les prix montent, tandis que l'ascenseur
social, lui, descend au sous-sol, comme le dit Djamel Debbouze. Catégories populaires et moyennes, toutes sont logées à la même enseigne : chacun sait qu’il peut désormais devenir
travailleur pauvre ! On veut des augmentations de salaires ? Quelque uns feront des heures supplémentaires à n’en plus finir, éventuellement les mieux lotis auront droit à un peu
d'intéressement.
Les salariés voient leur pouvoir d’achat sérieusement entamé par une inflation favorable à la grande distribution et un carburant exorbitant. Étrange paradoxe d’une mondialisation où faire trente kilomètres devient un problème pour des millions de famille. On aura d’un côté les puissants dans les Falcone et pour les autres la France des voitures au garage. Pendant ce temps-là, les patrons du Cac 40 voient leurs revenus augmenter de 58% pour la seule année 2007. Le capitalisme des rentiers se porte à merveille tandis que pour les PME toutes les portes sont verrouillées.
Lorsque le 8 janvier 2008, sans aucune vergogne, Nicolas Sarkozy se justifie en proclamant que les caisses sont vides, sans admettre qu’il est responsable, on voit bien qu’il a fait un choix, jamais encore avoué, mais inscrit dès ses débuts dans l’adoption du paquet fiscal. Démantèlement de l’État, qu'on veut démettre de ses plus fondamentales missions de service public, démantèlement de la Sécurité sociale, du droit à la retraite, de la durée légale du travail, du Code du Travail, de l’Éducation, des médias et de l’audiovisuel public, de la justice, de la laïcité, abandon des banlieues… Tout y passe !
L’économie est exsangue ? Demain, de nouveaux déficits justifieront de nouvelles régressions.
La politique de Nicolas Sarkozy dévoie jusqu'à l’idée de changement, la transformant en stratégie d’écrasement des résistances sociales, de nivellement par le bas. C’est une stratégie brutale d’affrontement de classes et de division au sein même de chaque catégorie. C’est une politique archaïque masquée par les lunettes de la modernité branchée, un mélange inquiétant de Silvio Berlusconi et de Doc Gynéco, avec une montre de 50 000 euros au poignet. Et on s’en vante !
Il faut comprendre le caractère particulier, destructeur, implacable du sarkozysme. C’est un système de pouvoir très spécial, qui repose sur la concentration et la fusion des intérêts politiques, financiers et médiatiques d’une nouvelle aristocratie. Celle du nouveau capitalisme.
Le clan des affairistes, qui, le fameux soir du Fouquet’s, a fêté sa victoire et célébré son pacte avec le nouveau chef, a déjà reçu le prix de sa connivence : le bouclier fiscal (ils ont tous reçu le chèque), la publicité volée au service public pour renflouer les chaînes privées, et à l’horizon la privatisation d’EDF et d’Areva.
La vraie nature du sarkozysme, c’est une droite dure,
encore en campagne, déjà en campagne, toujours en campagne idéologique pour défaire la Gauche sur tous les terrains. C’est elle aujourd'hui qui pose les termes du débat et qui s’empare
de nos symboles et de nos valeurs pour mieux les détourner.
Mais nous ne voulons pas que les valeurs du socialisme
soient défaites. C'est pour cela que nous nous battrons.
Contribution S. Royal-1-b
Le capitalisme perd la
tête
Il va nous falloir beaucoup de
courage.
En 1864, Charles Dickens écrivait son grand roman
Les temps difficiles.
Il y exposait les effets de la Révolution industrielle
en Angleterre au milieu du XIXè siècle.
Les temps difficiles sont revenus. Une
nouvelle révolution est là, comparable à celle qu’a connue le XIXè siècle.
Et c’est toujours la même question avec une révolution :
Dans quelle mesure la subit-on ?
Dans quelle mesure la maîtrise-t-on ?
D’immenses défis surgissent, de grands dangers
menacent.
La circulation folle de l’argent détruit les économies.
La crise alimentaire
plonge dans la malnutrition ou la famine
des centaines de millions de personnes.
La spéculation sur les matières premières fait rage.
Les délocalisations sauvages se multiplient.
Le coût du pétrole renchérit les prix.
La crise écologique et climatique précipite les échéances.
Ici ou là, les nationalismes, le terrorisme et les guerres régentent ce que nous n’arrivons pas à
organiser.
Cette concomitance des crises marque un changement
d'époque.
Elle entraîne
une contestation nouvelle de cet hyper-libéralisme
qui règne depuis la fin des années 1970.
Que des financiers aient demandé
la nationalisation de banques en quasi-faillite
au plus fort du krach devrait égayer les socialistes!
La percée de Barack Obama traduit auss
i le reflux de cette irrésistible vague libérale
partie des États-Unis lors de l'élection de Ronald Reagan.
Voici la mondialisation malheureuse,
celle que nous subissons. Refusons la. Arrêtons la !
Mais la mondialisation n'entraîne pas que des
désastres. D’immenses progrès ont été accomplis.
La science, grâce à une recherche sans frontières,
a repoussé les limites de la vie
et amélioré la santé des humains.
Les nouvelles technologies de la communication
ont unifié le monde plus vite
que des siècles d’exploration maritime.
Les investissements se réalisent aux quatre coins de la planète et créent de la richesse.
Les accords internationaux organisent peu à peu
une communauté juridique et politique mondiale.
Voici la mondialisation partagée,
celle que nous maîtrisons.
Accueillons-la. Propageons-la !
Mondialisation malheureuse,
mondialisation partagée :
il s’agit des deux faces du même mouvement.
Ne nous y trompons pas.
La mondialisation est la pire et la meilleure des choses.
Soit elle constituera un progrès de
civilisation.
C’est possible.
Soit elle sera porteuse de toujours plus de malheurs.
C’est possible aussi.
C’est de la volonté politique que cela dépendra.
En particulier de la nôtre, à nous, les socialistes.
L'heure n'est plus aux diagnostics tièdes,
aux appréciations timorées,
mais à la lucidité radicale.
Oui, il y a besoin de radicalité,
car ce ne sont plus simplement les effets du système
qu’il faut dénoncer, mais
ses fondements et ses présupposés.
Mettre l’économie au service de l’homme
sans détruire
les trésors de sa planète
c'est-à-dire sans détruire
le patrimoine de nos enfants,
c’est cela le socialisme pour le XXIè siècle.
Nos valeurs nous
permettront de mener ce combat.
Nos valeurs, pas nos vieilles recettes,
car nous devrons inventer
un nouveau modèle de développement et de société.
Contribution S.
Royal-1-c
Non,
la Gauche n’est pas conservatrice !
En sommes-nous vraiment réduits à défendre les grandes conquêtes sociales d’hier, sans en proposer de
nouvelles ?
Le piège nous est tendu. Si nous y tombons, la Droite pourra continuer à instruire le procès d’une Gauche conservatrice.
N'avons-nous vraiment rien d’autre à proposer
que de gérer moins mal que la Droite ?
Au nom d'un certain réalisme ?
Ce ne serait qu'une autre forme de conservatisme.
Dans les deux cas,
il s’agirait d’un renoncement
à changer l’ordre des choses.
Nous sommes résolument modernes.
Nous sommes résolument pour le changement.
Aujourd’hui c’est le changement qui protège
et l’inertie qui affaiblit.
Se contenter de défendre des acquis
n’est plus protecteur.
La leçon du 21 avril 2002, cruelle défaite, malgré notre bilan, c’est qu’une élection se gagne sur un
projet,
et que celui-ci doit être élaboré
à l’écoute des milieux populaires,
qu’il s’agisse du pouvoir d’achat,
de l’insécurité ou du reste.
La leçon de 2007,
malgré un bon diagnostic sur la société française,
c’est que nos réponses sont insuffisantes,
et puis, aussi, que la division est le pire des poisons.
Ne nous bornons pas à résister, à protéger, à atténuer les dégâts, à conserver en quelque sorte.
Construisons un socialisme radical, offensif et pragmatique.
Contribution S.
Royal-1-d
Une autre politique
est possible, vite !
L'enjeu de ce Congrès
n’est pas de faire le programme de gouvernement de 2012.
L'enjeu de ce Congrès, c’est d’abord
que les socialistes soient capables
de mener la bataille des idées et de convaincre,
de persuader nos concitoyens
qu’une autre politique est non seulement possible,
mais qu'elle est indispensable.
Contre l’économie de la rente,
la dégradation de la condition salariale
et le mépris des ressources rares,
les socialistes veulent une économie de l’innovation,
du risque, mais aussi de la solidarité
et du développement durable.
Les trois piliers de la croissance que sont
le social, l’écologique et
l’économique
se renforcent mutuellement dans un cercle vertueux.
Nous voulons à la fois
mieux produire les richesses
et mieux les distribuer,
mais nous voulons aussi définir autrement la richesse.
C’est bien d’un nouveau modèle de réussite
et d’excellence pour la France qu’il s’agit ici.
Celui-ci doit s’accompagner
d’une réforme en profondeur de l a redistribution
et des modes d’action de l’État :
la justice fiscale,
la conditionnalité des aides aux entreprises,
la réforme de l’État
providence,
le dialogue social sont
des instruments de la
compétitivité.
Notre ambition appelle deux exigences :
un État providence moderne,
qui prévient plutôt qu’il ne répare,
capable d’accompagner les individus
dans tous les moments de leur vie.
Une révolution démocratique
pour dépasser les paralysies de la société française,
la reconstitution des oligarchies,
l’incapacité où nous avons été
de réduire les inégalités et de moderniser la France.
C’est le projet de la VIè République,
la République des citoyens,
démocratique, sociale et laïque.
Cette démocratie
ne peut s’arrêter aux frontières de la France.
Parce que les socialistes, héritiers des Lumières,
sont aussi les citoyens du monde.
La démocratie doit être l’instrument
de la réorientation nécessaire de l’Europe
et de la définition d’un nouvel internationalisme.
Il ne suffit pas de
dire et de répéter à tout bout de champ
que les citoyens doivent être respectés.
Qui oserait ouvertement prétendre le contraire,
même parmi ceux qui ne leur prêtent jamais une oreille
et encore moins la parole ?
Non, il ne suffit pas de dire cela, ni même de penser cela.
Il faut exiger que les
citoyens
soient mis dans la confidence politique.
Il faut qu’ils aient droit à tout moment
à l’information pédagogique indispensable
qui seule leur permettra de devenir les analystes compétents,
non seulement de leurs propres situations
– car de ce sujet, ils le sont déjà –
mais aussi des situations nationales et internationales.
Qu’ils soient capables de déchiffrer les différentes stratégies, d’en discerner les raisons obscures et inavouables
et donc de les déjouer ou, au contraire,
d’en apprécier le patient courage et donc de les soutenir.
Or, quel meilleur outil pour accomplir cela qu’un parti, minutieusement, scrupuleusement,
précis dans l’expression,
et intellectuellement incorruptible dans la recherche de la vérité la plus complexe ou la plus désagréable à découvrir ?
Notre mission première est de garantir à chacun,
d’où qu’il vienne, l’émancipation individuelle
d’un bout à l’autre de son existence.
La vie ne serait qu’une loterie ?
Pas pour nous !
Donnons à chacun le pouvoir d’avancer sur le chemin choisi,
de rebondir si nécessaire, de participer plus directement
aux décisions qui le concernent, de bâtir sa vie.
Ce socialisme offensif, radical et pragmatique,
procède d’un objectif fondamental :
redonner du pouvoir aux
citoyens,
en leur garantissant l’égalité des possibles.
Contribution S. Royal-2-b
Un grand parti
porteur d’espoir
Nous devons faire
du Parti socialiste
le grand parti démocratique,
populaire et de mobilisation sociale dont la France a besoin.
Un parti avec une équipe dirigeante et un leader
qui incarnent une espérance, un souffle,
une envie de se mettre en mouvement.
Il est
l’outil indispensable, irremplaçable.
Cultivé dans l’opposition, sous estimé au pouvoir,
le PS doit être au centre
des préoccupations de notre Congrès.
Il ne doit pas être seulement l’instrument du pouvoir
mais un outil permanent de la démocratie
y compris et surtout lorsque l’on est au pouvoir.
Il doit être un laboratoire social,
un lieu de confrontations
et de convergences des idées.
Le PS est fort
lorsqu’il est ouvert aux autres,
à la société, à ses alliés.
Il ne peut pas prétendre détenir à lui seul
la réponse aux grandes questions
de la société et du monde.
Sa force tient à sa capacité
à s’ouvrir en permanence sur l’extérieur.
Son objectif est de fournir
une synthèse de propositions et de gouvernement
à des questions aussi diverses
que l’éducation, le réchauffement climatique,
la mondialisation, la santé, le travail.
Il doit être le lieu composite
où les hommes et les femmes, les jeunes et les anciens,
les français de toutes les origines, de tous les talents et de tous les métiers, de toutes les singularités et de toutes les générosités se retrouvent.
Il doit être un véritable reflet de la société française.
Voilà pourquoi
la parité hommes - femmes
et la diversité des origines de sa composition humaine
sont une exigence politique et éthique,
et la condition de son attractivité et de son succès.
La
démocratie participative
valide le sérieux de notre enquête sociale.
Elle conditionne le sérieux de nos propositions.
Elle associe les citoyens qui seront demain
les acteurs de nos programmes
et les fait participer à leur destin.
Elle contribue à abolir la frontière, bien souvent factice,
entre les sachants et les obéissants.
Elle confirme l e socialisme et la démocratie
dans leur rôle historique d’émancipation
en restituant à chacun
une part de pouvoir
politique supplémentaire.
Le niveau culturel
de nos concitoyens,
la qualité d’expertise
dont chacun dispose sur sa situation propre l’exige.
La pertinence de nos propositions le
commande.
Les consultations
participatives seront organisées
lors de réunions publiques ou de forums sur Internet.
Afin d’associer le plus largement possible
les militants aux décisions et orientations du parti,
des consultations militantes référendaires
seront organisées à l’initiative
de la direction nationale
ou d’un nombre déterminés
de militants et de fédérations.
Les élus trouveront
dans ce processus
un appui décisif dans la conduite de leur mandat.
Nos congrès ne seront plus regardés
comme un seul jeu de pouvoirs
où des ambitions concurrentes s’affrontent,
mais comme l’aboutissement d’un processus
auquel chacun aura été
sous une forme ou sous une autre, associé.
Les choix de personnes seront alors légitimés.
La
démocratie participative
est la meilleure alliée
de la démocratie représentative.
Elle est le meilleur des antidotes au populisme.
Nos congrès et
conventions
doivent pouvoir emprunter le même processus.
Nous devons, là encore,
inventer une nouvelle forme de lien
entre le parti et la société.
Celle-ci existe
à travers des organismes vivants. I
l faut leur donner la parole
et s’obliger à leur répondre.
Ainsi dans la phase de préparation
de nos conventions et de nos congrès,
un droit d’interpellation et d’amendement
sera donné aux associations, syndicats et groupements.
Leurs questions seront enregistrées et prises en compte
par nos instances statutaires.
Il devra leur être répondu
et les réponses devront être motivées.
Ce droit de
la société
de participer à notre vie interne
est d’autant plus essentielle
dans les phases où le parti en charge
de responsabilités gouvernementales
est souvent invité à confondre
soutien et mutisme,
solidarité et allégeance.
La société ne connaît pas ce dilemme.
Voilà pourquoi son expression est indispensable.
Contribution S. Royal-2-c et-d
c- De nouvelles formes
de militantisme
Les
adhérents sont la force du PS.
Ils doivent être nombreux et respectés.
Le montant de la cotisation
ne doit pas être un obstacle à leur adhésion.
L’activité des sections doit tenir compte
de la diversité des rythmes de vie,
des modes d’insertion et de travail des adhérents.
Les
sections et fédérations du parti
doivent offrir aux adhérents
des espaces de débat politiques,
des opportunités de mobilisation sociale,
des outils de culture politique.
Les espaces de
débat politique
doivent pouvoir faire intervenir
des organismes associés
et des acteurs sociaux dans les débats
de section et fédéraux.
Une section est par définition
un lieu ouvert,
un agora dans la cité.
Le parti
doit offrir
des opportunités d’engagement aux militants
au-delà des campagnes d’information
ou électorales
en liaison avec des associations humanitaires
-restaurants coopératifs, boutiques de solidarité,
réseaux d’aide aux sans logis,
observatoire d’alerte environnementale,
universités populaires,
ateliers artistiques,
permanences juridiques,
réseaux d’assistance aux personnes âgées,
clubs sportifs .
Il doit redonner
vigueur et importance
à la formation et à la culture politique.
Dans chaque département,
ou au moins chaque région,
une Université socialiste de la connaissance
sera mise sur pied.
Elle sera ouverte aux militants et sympathisants.
Elle fonctionnera
selon les méthodes de l’é ducation populaire
et
donnera une formation exigeante
sur toutes les grandes questions politiques
nécessitant un savoir transversal.
La Fondation Jean Jaurès
et les groupes de réflexion amis
seront mis à contribution pour ce travail.
La production intellectuelle
sera ainsi mise au cœur de la vie du parti.
Les
décisions du parti devront être respectées.
Être membre des instances du PS,
ne donne pas que des droits,
mais donne aussi des devoirs
vis-à-vis du parti et de ses adhérents.
Nul n'a l'interdiction de s'exprimer
tant qu'un vote n'est pas intervenu,
mais dès lors qu'il y a eu débat et vote,
il faut en être solidaire.
Si ce n'est pas le cas,
la démission de ses responsabilités
dans ces instances doit devenir la règle.
De même, quand un
élu socialiste
s'engage dans une campagne électorale
contre la position décidée, débattue et validée
par les adhérents,
alors la question
du retrait de son investiture doit être posée.
Ce que les militants donnent
par un vote – une investiture,
ils doivent pouvoir le reprendre
dès lors que leur vote n'est pas respecté.
Si la parole est libre,
toute critique blessante ou méprisante,
contraire à l’honneur et à la considération
dont doit bénéficier chacun
-que ce soit à l’égard du parti ou de membres du parti
donnera lieu à une procédure
de suspension des instances du parti.
La direction en prendra l’initiative.
La République du respect commence ici,
chez nous et maintenant.
Les
Français, nos électeurs,
ne supportent plus la désinvolture
avec laquelle les décisions du parti
sont parfois niées voire entravées,
a fortiori lorsqu’elles ont été prises
à la suite d’un processus éminemment démocratique.
Cette attitude porte directement atteinte à notre crédit moral dans l’opinion quant à notre capacité à
gouverner.